NAD RE-DÉBLOG

du fouillis plein la tête

04 février 2007

parce que c'était lui, parce que c'était moi

je n’ai jamais oublié tes yeux comme des étoiles brunes

quand je pense à toi, j’ai envie d’écrire ton prénom,

j’aimais tellement le prononcer, t’appeler, le crier, délirer,

tu aimais tellement çà aussi, est-ce que tu t‘en rappelles ?

je n’ai jamais oublié notre première rencontre, le feeling immédiat,

un coup de foudre sans coup de foudre, une évidence sans équivoque,

on voudrait expliquer mais çà ne s’explique pas

« parce que c’était toi, parce que c’était moi ? »

et puis mes confidences confidences confidences... Comment t’as fait pour m’écouter autant ? Comment t’as fait pour jamais te lasser, pour jamais me lâcher ? Je t’appelais le jour, je t’appelais la nuit, tu trouvais les mots rien que pour moi, et tes mots comme des bras me serraient sur ton cœur.

je m’en voulais souvent, à cause de ta femme.

tu éclatais de rire, « pas de problème, mon cœur est assez grand, serrez-vous un peu là-dedans ! »

tu me parlais en douceur majuscule, t’entendre me manque tellement,

où sont tes paroles comme une terre où aller ?

comment on a fait pour s’aimer sans s’aimer ?

comment réussit-on une histoire d’amitié ?

j’ai jamais oublié tes gestes

doux comme des poignées d’amour

tu avais tant de mains

pour dire que tu étais là

j’ai jamais oublié ton cœur si grand,

une zone sans danger

un horizon où finir

un abri à l’abri,

une terre où mourir

amiti_

Posté par AMBRENEIGE à 05:02 - F. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Que c'est tendre!

...une zone sans danger ...un horizon à finir ...un abri à l'abri ... Que c'est beau!
Puis parler en douceur majuscule ...y a-til plus grande douceur?
Tes mots Nadège sont magnifiques!

Posté par jia, 04 février 2007 à 16:54

Diane,

c'est mon ami qui l'était (doux et magnifique)
nous ne nous voyons plus
mais ainsi va la vie
peut être pour laisser la place à une amie lointaine ? ;-)))

Posté par ambre, 04 février 2007 à 20:07

Là, est la vie !

La douleur de l’absence est cruelle mais quel immense bonheur de pouvoir encore et toujours revivre ces merveilleux moments d’amour – ceux qui restent gravés dans le cœur. Il est déjà tellement essentiel de l’avoir vécu même si l’on en parle au passé. Car ces émotions, dorment là, bien au chaud dans notre cœur et sont toujours prêtes à nous réconforter dans les moments de tristesse, comme un feu intérieur qui ne s’éteint jamais. Un grand amour ne peut se contenter de tristesse, il faut l’auréoler de couleurs irisées, comme un arc en ciel permanent. Lui garder sa lumière et sa beauté. L’amertume, le regret lui enlèverait de sa splandeur. Il faut Se remercier d’avoir su le prendre au vol, et le partager. Il faut apprendre ces instants éternels … aucune zone n’est sans danger, l’horizon est infini, là est la vie.

Posté par Brie, 04 février 2007 à 20:07

Tres beau texte qui resonne en moi aussi .

Posté par p.c, 05 février 2007 à 06:58

Magnifique texte!
Je ne trouve pas les mots pour dire a quel point il m'a emu.
Tu as vraiment beaucoup de talent.
Bravo et merci.
Bisous

Posté par mamadedel59, 05 février 2007 à 15:24

Comme ça fait du bien de te retrouver, Ambre, dans tes écrits si personnels et si sensibles...

Belle lumière de tendresse et d'amour...

Je suis heureuse de te relire...

Posté par sylvie, 08 février 2007 à 23:32

amouritié...

je te relis avec beaucoup d'émotion...

un amour et un partage évidents...

ça fait chaud au coeur...

Posté par leia, 02 avril 2007 à 11:27

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