NAD RE-DÉBLOG

du fouillis plein la tête

11 janvier 2007

ce qui se passe plus bas

J’avais flashé quand tu m’avais dit que tu te déplaçais en moto. La vitesse m’a toujours grisée… j’adorerais une fois, rien qu’une fois, monter dans une voiture de course. Mourir de vitesse ou mourir d’intensité, c’est pareil. Je n’arrêtais pas de mourir avec toi, c’était épuisant.

A peine mon mari sorti de ma vie, tu y étais entré. Enfin, quand je dis à peine, c’est une façon de parler. A grand joie serait plus exact.

Je n’ai jamais oublié notre première rencontre, le feeling immédiat, on voudrait expliquer mais çà ne s’explique pas,

" parce que c’était toi, parce que c’était moi " ? 

tu me parlais toujours en douceur majuscule

Oui, s’il ne devait rester qu’un seul mot pour parler de toi, ce serait celui-là: douceur, tu étais plein de douceur, partout.

Douceur de tes yeux pendant que nonchalant, ton index suivait l’ovale du bord de ton verre dans ce petit restau du XVIIe arrondissement où nous étions en train de dîner. J’étais comme hypnotisée par le geste de ce doigt qui tournait doucement et toi tu souriais, sans un mot.

Comment est-ce venu, je ne sais plus, je t’avais dit que ton geste sur le verre trahissait un désir d’enfant, tu m’avais répondu, " avoir un enfant, …non… mais…. le faire, oui "

la boule liquide qui avait glissé dans ma gorge, mes yeux qui traînaient sur ton visage en y écoutant les mots nouveaux que ta peau me disait, tes mains qui pour la première fois me parlaient, j’étais si nerveuse, tellement plus nerveuse que toi, je ne pensais pas possible un jour de toucher ainsi mon ami et j’avais envie de hurler, je veux dire de courir très vite, très loin sous une pluie violente, loin de mon désir animal, comme si la pluie allait noyer tes yeux noirs que le silence ne dérangeait même pas. J’avais tellement souvent envie qu’on se voit, et toi, tu savais tellement tout de moi et de mes fantasmes inavouables,

tu disais " comme tu serais belle empalée doublement sur deux phallus majuscules "

j’attendais tes mots comme une gourmandise mais ce soir là, tes mots je ne les reconnaissais pas.

Et mes yeux noirs et étonnés quand tes lèvres m’ont goûtée,

et la honte quand je suis redevenue charnelle, que mon corps n’obéissait plus à ma tête,

j’étais fatiguée, fatiguée, je voulais juste tes bras pour me blottir tout au creux bien au chaud, que tes mains douces voyagent encore, encore plus et encore plus loin, oui, viens, non, je ne veux plus, pas toi, PAS TOI,

alors je m’étais mise à te parler, à te parler, et toi en souriant tu avais laissé tomber l’argent sur la table pour régler le dîner, on était sortis et j’avais mal au ventre.

Dehors, quand tu m’as embrassée, vraiment, longtemps, profondément, le désir est revenu comme une mémoire quelque part très loin, comme un jouet trop cher,

envie

envie de

envie de toi,

non, pas toi,

le lendemain soir quand tu m’avais téléphoné, ta voix m’avait projetée directement sur cette scène, nous deux chez ton copain, avec lui dans cette chambre grise et tiède,

il avait commencé à me caresser mais j’étais séche et crispée, le ventre dur, tordu d’angoisse,

il était doux pourtant ton copain, pas aussi doux que toi mais quand même, délicat.

Je ne l’avais jamais vu avant, je ne l’ai jamais revu après, j’avais froid, mon mental tournait à cent à l’heure,

comment peut-on avoir envie et pas envie à la fois ? ....je fermais les yeux, j’écartais les cuisses, et toi tu me caressais les seins tout doucement, mon Dieu que tu étais doux ! Je crois que ce sont tes mains à toi qui m’ont aidée à me détendre mais ton copain, tout en continuant ses caresses, me parlait…et cette voix, oh cette voix au creux de mon oreille, je l’entends encore telle un bourdonnement de miel,

il me léchait le cou, plaquait son corps contre mon dos, sa verge presque rigide se frottait contre le bas de mes reins...

J’avais fermé les yeux et je m’étais mise à trembler, parce que j’en étais certaine maintenant, je ne pouvais pas faire l’amour avec toi, je ne pouvais pas faire l’amour avec mon ami..

Tu avais soulevé ma jupe, ôté mon slip, et je m’étais retournée, face à vous deux, et je m’étais agenouillée.

Et je vous avais sucés.

Tous les deux.

Lentement,

toi et ton beau cierge blanc

ton copain et son sceptre de roi nègre.

Mon cœur battait au rythme de mes coups de langue, et de mon ventre enfin jaillissait ce nectar humide et chaud qui fait la joie de mes amants. Jamais je n’avais éprouvé un tel plaisir, jamais. J’avais les yeux fermés et je vous suçais pour toute l’éternité. A cet instant, la peur m’avait quittée, mais quand ton copain m’a relevée et que je l’ai vu enfiler un préservatif, mes cuisses se sont mises à trembler. Quant il m’a poussée à genoux sur le lit, je tremblais encore. J’avais la jupe retroussée et le mental à l’envers.

Tu t’étais placé face à moi pour me pénétrer, ton sexe pointé vers le ciel comme une offrande magistrale, et je sentais en même temps le membre de ton copain, chaud, gonflé, sur mes globes de chair tendre. Je me suis mise à plat ventre pour t’éviter et ton copain s’était baissé pour me lécher le creux des reins, le sillon un peu plus bas…les battements de mon cœur faisaient dans mon crâne un tapage assourdissant. Je me propulsais, je me creusais, je me cambrais, je haletais. Ton copain m’ouvrait aux plaisirs de Sodome sans savoir qu‘il était le premier à le faire. Comme un long fleuve lent, des cris d’oiseaux hurleurs plein la tête, une séve brûlante s’évasait à l’intérieur de mes entrailles pour venir couler le long de ma grotte vaginale.

Brusquement, d’une seule poussée rectiligne, il s’est enfoncé.

Tu avais présenté ta barre de chair à ma bouche grande ouverte sur un cri de plaisir et je l’avais happée, engloutie au fond de ma gorge.

Et je te suçais au rythme affolant des martèlements du pieu abouté à mon ventre agité de convulsions.

Je ne connaissais pas la jouissance de se sentir monstrueusement pleine, les reins balancés au rythme des mouvements d’enfoncement de plus en plus ardents, j’aurais voulu crier, je ne pouvais pas, j’étais nouée et liée à cette démesure tapie sournoisement au fond de moi.

Et j’avais peur.

Brusquement, il y a eu un coup de tonnerre, et la pluie s’est mise à heurter la vitre entrouverte. Dans un rythme identique, le fracas de la pluie cognait sur les carreaux, mon ventre pompait la belle queue de ton copain et j’engloutissais la tienne bien au fond de ma gorge. J’avais l’impression d’être séparée de mon corps, que ma peau était en apesanteur.

Ton copain a joui le premier, très violemment, il a crié.

Ensuite toi, en silence, quittant mes lèvres assoiffées sans un mot.

.....Plus tard, tu m’as dit ....

" Vallis.......arrêtes de te poser toujours cent cinquante mille questions… Pourquoi tu culpabilises ? On était deux non ? Et même, si je me souviens bien, tu m’as rien demandé, …..c’est tout moi… bon d’accord tu n’as pas dit non.. Mais ne regrette rien.. Je ne regrette rien moi..ne cherche pas ce que j’aurais aimé que tu fis ou fasse…c’est dans la tête que je le prends mon plaisir le plus grand…..

ce qui se passe plus bas, ma foi ...çà n’a pas très grande importance.. "

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10 janvier 2007

ela'na

Je travaillais encore. C’était à un moment où ma vie aurait pu se résumer à l’étendue de mon découvert. D’ailleurs, à cette époque, l’homme avec qui j’avais les relations les plus fréquentes était mon banquier. Heu, à vrai dire, mon banquier jl’ai jamais vu. Donc, l’homme avec qui j’avais les relations les plus fréquentes était la secrétaire de mon banquier.

Je rentrais chez moi, un jour de grève SNCF. Les wagons si bourrés qu’on se demande comment les gens arrivent à se tenir dedans. Tous collés sur moi je ne pouvais plus bouger, j’avais l’impression que j’allais être étouffée, que j’allais mourir peut-être ? Et dans ces moments là je pense toujours à ceux qui dans les trains partaient pour les camps de concentration. Alors, pour ne pas avoir mal, pour ne pas avoir peur, j’ai mis le casque contre mes oreilles, j’ai fermé les yeux, et la musique a coulé dans mes veines, lentement, doucement, y avait du soleil dehors et mes paupières étaient rouges.

Le matin où j‘étais venue te retrouver à la station Odéon j‘avais les paupières rouges aussi, c‘est peut-être pour çà que les images sont venues, je les voyais l’une après l’autre, comme dans un film, et au fur et à mesure je devenais toute molle,

ta langue lèche l’intérieur de mes lèvres, puis le bout de ma langue, à cette image une vague de chaleur monte dans mon ventre, la même que celle que j’avais ressentie à cet instant précis. J’avais joui d’un seul coup la bouche dans la tienne, mon vagin contracté tout autour de ton sexe..

La seconde, tu me retiens par la nuque pour m’empêcher de bouger. Tu me lèches l’intérieur de la bouche comme si tu me buvais. Avant toi je ne savais pas ce que c’était qu’un baiser. Ta langue enroulait la mienne sans aucune pudeur, repartait dans tous les sens à l’intérieur de ma bouche. J’adore çà. Tu respirais fort, çà m’excitait tellement !! A l’aide d’une de tes mains tu me faisais aller et venir sur ton sexe, j’éprouvais un plaisir inouï, j‘étais parcourue de spasmes et à chaque fois je criais. Ce qui coulait de l’intérieur de mon vagin semblait intarissable. Avant toi je ne savais pas que jouir, c’était être liquide à ce point.

Tu avais une de ces façons d’entrer en moi d’un seul coup.Profondément. Çà me rendait folle. Ma bouche s’ouvrait pour aspirer l’air. Je ne savais plus qui possédait l’autre. J’avais l’impression de me dissoudre dans mon propre plaisir, j’entendais des cris, et c’est seulement lorsque tu as dit ces mots que je ne comprenais pas que j‘ai réalisé que c‘était moi qui criais.

Na’am ! ela’na, ela’na !

Le train s’est arrêté

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Ela’na !

Na’am!

Je ne sais toujours pas ce que çà veut dire ..

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09 janvier 2007

jme rappelle

quelque chose de chaud, dedans, tout au milieu de moi

quelque chose qui gonfle, qui me remplit, est-ce toi ?

est-ce l’odeur musquée de ton eau de toilette?

est-ce celle de l’encens qui fume tout doucement ?

est-ce la voix de Clapton et son « River of tears » ?

je me rappelle, mes mains se sont mises à trembler

la nuit était tombée la bougie s’est éteinte

je me rappelle mes yeux se sont fermés

j’ai peur j’ai froid je me mets à frissonner

tu es tout près de moi envie de te toucher

mais je ne bouge pas je ne peux plus respirer

et lorsque ta main s’est posée sur ma cuisse

mon corps n’a plus compris ce que disait ma tête

tes doigts sont remontés comme une traînée d’étoiles

tes mains sur mon ventre çà m’a coupé le souffle

laisse les sur ma peau ne les décolle jamais

je me rappelle cette blessure cette joie inaltérable

quand j’ai glissé sur toi tu t’es glissé en moi

je me rappelle des frissons tout le long de mes bras

et dans mon ventre toute cette effervescence

ces bulles qui explosent dans un pétillement

je me rappelle de tes mouvements entre mes hanches

de tous tes mots en -che bouche touche cherche

je me rappelle de ce moment où sans déchirement

ton corps est là en moi il n’y a pas d’autre choix

je peux enfin, enfin me demeurer fidèle

ton corps est là en moi le reste n’existe pas

je vais mourir c’est sûr je n’y survivrai pas 

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08 janvier 2007

vite

J’ai flashé quand tu m’as dit que tu roulais très vite la vitesse m’a toujours grisée……..j’adorerais une fois, rien qu’une fois, monter dans une voiture de course. Mourir de vitesse ou mourir d’intensité, c’est pareil. Je n’arrête pas de mourir ces jours-ci, c’est épuisant.

Tout tout de suite, c’est si facile .. Je sens, je fais et après je réfléchis. Avec toi çà ne marche pas comme çà. Faut se poser des questions.

Rire pleurer, pleurer rire, je n’en peux plus arrête

Les mots n’ont plus vraiment d’importance et je vais modifier les règles de ton jeu je crois.

Je ne te cherche plus, je suis fatiguée, je voudrais juste tes bras pour me blottir tout au creux bien au chaud, que tes mains chaudes voyagent encore, encore plus et encore plus loin

Écoutes le vent qui souffle

les plaintes qu’il porte sont celles du vide de toi

Tu voulais savoir pourquoi tout à l’heure mes yeux étaient noirs et tout petits

c’est la colère

la colère contre toi je t’en veux de n’être pas là j’ai faim de toi où es-tu ?

Les yeux étonnés c’est quand tes lèvres bavardes me goûtent

La honte c’est quand je redeviens charnelle et que mon corps n’obéit plus à ma tête

J‘ai une sainte horreur de çà

J’ai tellement tellement aimé glisser mes doigts sur ton ventre..

dur...

chaud.......

je vais sûrement mourir mais c’est la dernière fois

Et tu parlais d’instants rares ! Inoubliables !!

tous les jours j’en accumule de nouveaux ..

à tout instant à tout moment quel délice de se rappeler……

Tout me manque toi ta chaleur tes lèvres ton corps c’est presque invivable

et à la fois tellement merveilleux..

Je suis dans un état

inimaginable

qui prend la forme

de toi ..

baiser3

Posté par AMBRENEIGE à 21:39 - instant passé - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2007

fugace..

Fugace cette langue dans ma bouche. Dommage qu’on ne puisse être pénétrée en plein milieu d’une gare. Ya une boule liquide qui m’est descendue au moment où tu es parti. Mes yeux ont traîné sur ton visage et maintenant je le connais presque. Il y aura un moment où mon âme saura le dessiner. J’ai aussi écouté tes mains, tu dis que je suis nerveuse mais toi tu l’étais aussi derrière tes sourires impassibles de clown triste.

Souvent, j’ai envie de hurler, je veux dire de courir très vite et très loin sous une pluie violente. Comme si la pluie allait noyer tes yeux clairs que le silence ne dérange même pas.

Souvent j’ai envie de te voir, et j’attends ton regard comme une gourmandise, et à chaque fois, ces sensations violentes qui s’enlacent au creux de mes reins.

Je les oublie quand je te vois. Je me mets à te parler, à t’écouter et sur le moment j’ai pas envie que çà s’arrête. Mes mots te caressent et tu tombes amoureux de ce désir que j’ai de toi. Tu me fais me surpasser quand j’ai envie de te toucher, tu me fais mourir quand tu me touches, tu me fais te lancer des défis

Ce soir ce sont des mots au gingembre que je te donne parce que je suis restée un moment avec mes doigts qui criaient après ta peau absente

Maintenant la mer est venue mourir sur la berge et je me suis éloignée de ton corps

Tout à l’heure quand tu m’as téléphoné, çà m’a projetée directement sur ton regard, j’ai eu envie de t’embrasser vraiment, longtemps, profondément,

une envie comme une mémoire de désir quelque part très loin, comme un jouet trop cher

Une envie

Une envie de

Une envie de toi

Catapulté sur ma chair douce

Comme une bombe au napalm qui la brûle

femme_plage

Posté par AMBRENEIGE à 20:27 - instant passé - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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