11 janvier 2008
personne n'aime personne
c'est vrai que t'aurais pas du payer cash,
parce que tout ça n'en vaut vraiment pas la peine,
c'est vrai que tu as donné le meilleur sans compter, mais,
c'est vrai que tout le monde s'en fout
et que tu es abominablement seule,
personne ne viendra que tu cries ou pas,
tu ne peux compter sur rien et les urgences sont pleines,
alors tu peux te déliter totalement,
te morceler, te désarticuler,
et toi, maintenant que tu te noies,
tu peux donner un coup de pied au fond, et aprés,
vider ta tristesse jusqu'à la dernière goutte,
sur le tapis rouge de la yourte.
Alors, pourquoi pas, tu pourrais ramasser ton corps,
ton corps sans queue ni tête ainsi décomposé,
qui remontera tout seule vers la lumière,
là bas au bout du tunnel, déjà une lueur à l'horizon,
car, aprés tout, qu'as tu besoin d'autre
qu'une flamme au milieu de ton œil ?
© Sylvie la Yourtière
17 septembre 2007
mes larmes de Barbesse
Je me promenais sans me méfier sur le blog de Sylvie la yourtière lorsque je tombais à l’orée d’une forêt de mots bruissants, des mots qui coulent, ondulent sous vos yeux, une rivière, une cascade, une eau vive, vive, une eau vive ses mots, je m’y nois, allez y, c’est trop beau (dixit la nounoune). Il y a ce moment ou enfin, on retrouve ses clefs et ses lunettes et qu'on peut lâcher ses béquilles. Il y a cette idée fixe pour laquelle on se bat,
et qui souvent ne débouche sur rien,
Tout ce sur quoi on s'est fixé et n'a donné que des regrets,
Il y a ce qu'on a jeté, qu'on aurait du garder et dont on ne peut plus faire qu'un poème un peu triste. et tout ce s'effiloche au fond d'un tiroir, Et il y a surtout ce qu'on ne cherche pas mais qui se présente à soi, ce qu'on trouve sur son chemin alors qu'on pense à autre chose, qu'on va ailleurs ou dans du prévu qui roule tout seul, ces petits trésors batifolants qui s'imposent à nous par mille voies détournées au cours d'une balade, d'une course, et dont on ne sait pas quoi faire On les glisse dans sa poche pour les ramener chez soi, et là, on les enfile en guirlande pour les suspendre devant sa fenêtre Et il y a ce qu'on ne trouve jamais, qu'on piste désespérement, qui manquera toujours.. © Sylvie la yourtière
19 août 2007
j'aime tant vous lire ...
Il n’y a pas de besoins bons ou mauvais, honteux ou interdits…..il n’y a que des besoins différents, qui selon avec qui on se trouve, seront plus faciles ou difficiles à vivre. © Diane C'est l'amour qui génère la lumière, le reste n'est qu' EDF. © Philippe © photo de Philippe La certitude est la plus mortelle des armes. On ne tue jamais dans le doute. © Dicky Rompre parce que ce n’est plus pareil, c’est comme abattre un arbre qui a perdu ses feuilles en hiver en oubliant que le printemps existe. Mieux vaut se dire : « La situation n’est pas favorable en ce moment. » Cet artifice permet de s’éloigner pour réfléchir ou se protéger, sans tout casser. Et d’ouvrir la voie à l’avenir. Rien n’est définitivement écrit entre un garçon et une fille, entre un homme et une femme. A condition de ne pas s’enfermer dans des schémas, et de croire en soi.
13 juillet 2007
@ Dicky
Est-ce que l’on tombe amoureux d’une fille sous prétexte qu’elle a des parents ? L’Univers me semble bien plus fascinant sans ce concept ridicule. On tombe amoureux parce que derrière le regard se devine un mystère, pour la multitude d’éclats lumineux abstraitement déposés au cœur de l’iris. © Dicky
@ Sylvie
On ne peut ignorer les menaces qui pésent sur le vivant,
et se calfeutrer dans son jardin en cultivant ses fleurs,
si on ne peut plus les offrir à ceux qui en ont le plus besoin.
@ Ti
C'est pourquoi l'imprévu c'est important, c'est de la vie qui nous arrive dessus. © TI (blog de Lung Ta)
@ Jia
Ma vie en arrêt sur une émotion de douleur J'entends le tic-tac de ma guérison lente © Diane
... douleur du corps
... douleur de l'esprit
... j'attends son retour
... j'aspire à son repos
@Arthi
Petite fille, il te reste un peu de poudre de chocolat, là, au coin de la bouche : je peux ?
©
22 juin 2007
il arrive que des couples..
Les amoureuses renoncent à une part d'elles-mêmes. C'est même à cela qu'on les reconnaît. Nés de ton silence,
© Marie Madeleine
l'absurde velouté
de naître du rien
entrevoir l'envers du décor,
d'une plume trempée dans le sans
©
Chante, la main, chante vorace découvreuse à la conquête du lisse, du plat, de la pleine ouverture d’un dos.
Chante, la main, au toboggan de tes reins. Envole-toi !
Il arrive que des couples se regardent
il arrive que des couples regardent dans la même direction
il arrive que des couples regardent de chaque côté, pour mieux protéger l'autre
Il arrive des Sextases
Il arrive des Extases
©
















