17 septembre 2007
mes larmes de Barbesse
Je me promenais sans me méfier sur le blog de Sylvie la yourtière lorsque je tombais à l’orée d’une forêt de mots bruissants, des mots qui coulent, ondulent sous vos yeux, une rivière, une cascade, une eau vive, vive, une eau vive ses mots, je m’y nois, allez y, c’est trop beau (dixit la nounoune). Il y a ce moment ou enfin, on retrouve ses clefs et ses lunettes et qu'on peut lâcher ses béquilles. Il y a cette idée fixe pour laquelle on se bat,
et qui souvent ne débouche sur rien,
Tout ce sur quoi on s'est fixé et n'a donné que des regrets,
Il y a ce qu'on a jeté, qu'on aurait du garder et dont on ne peut plus faire qu'un poème un peu triste. et tout ce s'effiloche au fond d'un tiroir, Et il y a surtout ce qu'on ne cherche pas mais qui se présente à soi, ce qu'on trouve sur son chemin alors qu'on pense à autre chose, qu'on va ailleurs ou dans du prévu qui roule tout seul, ces petits trésors batifolants qui s'imposent à nous par mille voies détournées au cours d'une balade, d'une course, et dont on ne sait pas quoi faire On les glisse dans sa poche pour les ramener chez soi, et là, on les enfile en guirlande pour les suspendre devant sa fenêtre Et il y a ce qu'on ne trouve jamais, qu'on piste désespérement, qui manquera toujours.. © Sylvie la yourtière



