29 mai 2007
larmes
" arrête de pleurer comme une madeleine!" Qu’est-ce que j’ai pu l’entendre, cette expression ! Çà a commencé lorsque j’étais toute petite. A vrai dire, on était une famille de joyeux fêtards. Mais les jours de fête seulement. Ces jours-là, éclater de rire était toléré et même recommandé, et on s’en donnait à cœur joie, croyez-moi. Le problème c’est que moi je ne peux jamais m’arrêter. Or, rire c’est bruyant. Surtout le mien. Et quand je suis avec ma sœur, n’en parlons pas. C’est peut être pour çà que je me suis mise à pleurer ? En plus j’ai drôlement de la chance parce que, à ce qu’on dit, pleurer c’est un truc de filles, c’est inscrit dans nos gênes comme la satisfaction du ménage bien fait et la recette du bœuf miroton. Faut dire qu’on est si fragiles et si faibles... Pourtant, c’est pas parce que je suis une fille que je pleure. C’est parce que je suis une fille émotive. C’est pas pareil ! Et plus je vieillis, plus je pleure. Par exemple, j’ai pleuré quand Chi Ta m’a appris qu’il était grand-père pour la troisième fois. C’est vous dire si je pleure !! Oui, parce qu’en fait, on ne pleure pas forcément parce qu’on est triste ! C’est çà le truc ! On pleure aussi, et surtout parce qu’on est heureux ! (Je trouve d’ailleurs que les larmes donnent toute leur dimension à la Joie.) Bien que ce ne soit pas un truc de mecs (forcément, puisque c‘est un truc de filles), je connais aussi des hommes qui pleurent. Damned ! Là où les femmes ont le droit, et même le devoir, d’être sensible, super nounoune et de poser nue pour une marque de lessive, on refuse à l’homme la possibilité de se montrer tel qu’en lui-même : abrupt, puéril et victime de ses émotions et de ses Bon, pour illustrer mon exposé, je vous mets des photos hyper tristes. Quand j’étais petite, j’étais amoureuse de mon cousin, qui au début me le rendait bien. Regardez comme il me faisait un gros câlin. (Si j’ai le visage un peu gris, c’est qu’il me serrait un peu trop fort le kiki.) On s’est aimés longtemps. Là, on jouait aux chaises musicales, et quand yavait plus de chaises j’atterrissais sur ses genoux. Las ! un jour, ses regards se sont tournés vers le lointain horizon truffé de femmes. Or, vous savez comment sont les hommes (oui, parce que mon cousin est un homme !). Et c’est comme çà qu’il en a épousé une autre. Snif sniiiiiiffff snif penchants pervers pulsions. Pourtant si çà ne tenait qu’à lui, il se laisserait aller, peuchère ! Il arrêterait de se raser, il se moucherait dans les rideaux et courrait draguer la petite du second (celle avec les gros seins). Mais c’est impossible. La société est là, tout autour, qui veille. Les femmes surtout. Elles épient. C’est ainsi. Il faut le savoir. Non pas que les hommes aient peur des femmes.. Ahahahhahaha n’importe quoi ! Elles sont tellement gentilles, avec leurs ongles incarnat et leurs lèvres pulpeuses prêtes à dévorer. En plus elles sont beaucoup, beaucoup, plein, beaucoup + que les hommes ! Ahahahahah vous êtes foutus ! Bon, c’était une blague. En réalité, les hommes n’ont pas peur des femmes. Et ceci pour une raison fort simple : ils sont aussi des femmes. Eh oui. Vous êtes comme moi hein, vous n’en revenez pas ! Mais on ne peut pas lutter contre la Science. Car c’est prouvé : même chez les hommes qui malgré tout, sont des êtres humains comme nous, il y a une part FÉMININE et une part MASCULINE ! Eh ouais. Vous êtes scotchés, hein ? Après on va s’étonner que les hommes, refoulant leurs penchants bien naturels, écartelés entre leurs incomparables instincts, obligés de retenir leur part de féminité, marchent à côté de leurs pompes.
28 mai 2007
vos commentaires sur "Maman"
Tu lui ressembles...Vous aviez l'air d'une famille unie et heureuse !
Posté par Grenouille de Bé, 28 mai 2007 à 17:00
Suis-je bête ! C'est lui qui prend les photos !
Posté par Grenouille de Bé, 28 mai 2007 à 17:01
J'ai trouvé ta question très profonde GDB
C'est un vrai koan que tu nous offre, peut être la réponse aux questions d'Ambre :
Ce qu'on ne voit pas, nous regarde !!!!
Frédéric
**************
rosacruz.canalblog.com/
inventerre.canalblog.com/
wikmart.canalblog.com/
Posté par Lung Ta, 28 mai 2007 à 18:36
D'un sujet si sérieux, GdB a trouvé le moyen de nous faire sourire et Frédéric en y ajoutant une couche nous fait éclater de rire :-)))
Nad, la question qui m'a harcelé dernièrement c'est à savoir comment et où était maman. Qu'est-elle devenue?
Je peux l'imaginer comme je veux d'accord mais en réalité, j'ai aucune idée de ce qui lui est advenu.
Et ça me troublait!
Est-elle esprit, âme, pensée, est-elle présente ou ailleurs, a-t-elle toujours un lien "humain" avec moi ou est-elle "détachée"?
Je pense en humaine ... je ne me laisse pas démoralisée par ces pensées mais oui savoir que maman est dans un endroit où je n'ai aucun repère pour l'imaginer m'a ébranlée.
P.S.:J'adore cette phrase de Lung Ta: "Ce qu'on ne voit pas, nous regarde !!!!"
Posté par Jia, 28 mai 2007 à 19:00
Chercher à visualiser où est une personne qu'on aime et qui est décédée et qq chose de très humain, c'est pourquoi les religions ont bâti tout un tas de croyances un peu différentes d'une culture à l'autre, si on est fortement ancré dans cette culture cela peut aider (je sais que ma maman est au Paradis, qu'elle s'est réincarnée, qu'elle est une étoile où je ne sais trop quoi)
c'est à dire que toutes ces croyances cherchent à limiter nos incertitudes pour nous rassurer, et c'est très légitime
Dans le zen, enfin en tout cas pour moi, je ne vais pas parler "au nom" du zen, on cherche à aller au delà des croyances, ou tout du moins à en être conscient
Si je suis conscient que le PAradis est une création mentale pour me rassurer, il n'y a plus grande utilité peut être d'y croire
Soit alors je retombe ds l'inquiétude ou soit au contraire je pense que de toutes les manières je ne se serai jamais rassuré (la personne est décédée et ne sera jamais plus vivante comme telle, mais d'ailleurs quand a t elle était "comme telle" ? On le voit bien avec les photos que Ambre nous mets avec son billet, c'est qui sa maman ? La 1ère mère qui regarde ce bébé avec amour ?, cette mère entourée de trois enfants, la maman qu'elle a vu mourir il y a peu ? ou toutes les autres mamans qu'elle a pu découvrir et pas toujours dans des côtés faciles (comme nous tous)
Autrement dit si je commence à accepter cette grande incertitude je me recentre sur le présent, et par contre là, ici & maintenant je sais où est ma mère, dans mes souvenirs, dans ce qui me reste d'elle, dans ce que je pense d'elle, dans ce que je veux retenir, dans ce processus où elle était un maillon, un fil, et où j'en suis un autre
alors elle devient immortelle dans cet instant présent, et moi de même
bon je sens que je vais encore te faire rire Jia !
héhéhé
Posté par Lung Ta, 28 mai 2007 à 20:20
rions encore un coup
Franchement!
bonne question
Mais C'est Bien Sûr !
Mais Où Est Passé Papa ?
27 mai 2007
Maman,
..puisque j’ai les mots au bout de la plume, je t’en prie, ne romps pas ce fil qui nous lie.
Je me sens si petite parfois, que dans ces moments, la vie ne me porte plus, elle m‘emporte comme si j’étais une bulle. Maintenant que je ne te vois plus, maintenant que je ne te touche plus, j‘ai tellement besoin de t‘imaginer.
Alors je te re-crée, je t’entends et je me sens heureuse, paisible et rassasiée.
L’endroit où je te parle le plus souvent est au profond de mon cœur. Tu sais, je me pose tellement de questions.
Pourquoi cette épreuve ? Comment trouver un sens à cette torture inutile puisqu’on savait que tu ne guérirais pas ? A qui, à quoi dédier une souffrance sans espoir ??
Je ne veux pas te déranger pour des choses qui n’ont plus aucune importance pour toi, mais si, dans ton éternité, tu trouves une minute, dépose un signe sur ma route s’il te plait, pour me dire que tu es en paix.
Posté par AMBRENEIGE à 11:43 - mes mots, mes maux - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Commentaires Mais Où Est Passé Papa ?
Tu lui ressembles...Vous aviez l'air d'une famille unie et heureuse !
Posté par Grenouille de Bé, 28 mai 2007 à 17:00
Mais C'est Bien Sûr !
Suis-je bête ! C'est lui qui prend les photos !
Posté par Grenouille de Bé, 28 mai 2007 à 17:01
bonne question
J'ai trouvé ta question très profonde GDB
C'est un vrai koan que tu nous offre, peut être la réponse aux questions d'Ambre :
Ce qu'on ne voit pas, nous regarde !!!!
Frédéric
**************
rosacruz.canalblog.com/
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wikmart.canalblog.com/
Posté par Lung Ta, 28 mai 2007 à 18:36
Franchement!
D'un sujet si sérieux, GdB a trouvé le moyen de nous faire sourire et Frédéric en y ajoutant une couche nous fait éclater de rire :-)))
Nad, la question qui m'a harcelé dernièrement c'est à savoir comment et où était maman. Qu'est-elle devenue?
Je peux l'imaginer comme je veux d'accord mais en réalité, j'ai aucune idée de ce qui lui est advenu.
Et ça me troublait!
Est-elle esprit, âme, pensée, est-elle présente ou ailleurs, a-t-elle toujours un lien "humain" avec moi ou est-elle "détachée"?
Je pense en humaine ... je ne me laisse pas démoralisée par ces pensées mais oui savoir que maman est dans un endroit où je n'ai aucun repère pour l'imaginer m'a ébranlée.
P.S.:J'adore cette phrase de Lung Ta: "Ce qu'on ne voit pas, nous regarde !!!!"
Posté par Jia, 28 mai 2007 à 19:00
rions encore un coup
Chercher à visualiser où est une personne qu'on aime et qui est décédée et qq chose de très humain, c'est pourquoi les religions ont bâti tout un tas de croyances un peu différentes d'une culture à l'autre, si on est fortement ancré dans cette culture cela peut aider (je sais que ma maman est au Paradis, qu'elle s'est réincarnée, qu'elle est une étoile où je ne sais trop quoi)
c'est à dire que toutes ces croyances cherchent à limiter nos incertitudes pour nous rassurer, et c'est très légitime
Dans le zen, enfin en tout cas pour moi, je ne vais pas parler "au nom" du zen, on cherche à aller au delà des croyances, ou tout du moins à en être conscient
Si je suis conscient que le PAradis est une création mentale pour me rassurer, il n'y a plus grande utilité peut être d'y croire
Soit alors je retombe ds l'inquiétude ou soit au contraire je pense que de toutes les manières je ne se serai jamais rassuré (la personne est décédée et ne sera jamais plus vivante comme telle, mais d'ailleurs quand a t elle était "comme telle" ? On le voit bien avec les photos que Ambre nous mets avec son billet, c'est qui sa maman ? La 1ère mère qui regarde ce bébé avec amour ?, cette mère entourée de trois enfants, la maman qu'elle a vu mourir il y a peu ? ou toutes les autres mamans qu'elle a pu découvrir et pas toujours dans des côtés faciles (comme nous tous)
Autrement dit si je commence à accepter cette grande incertitude je me recentre sur le présent, et par contre là, ici & maintenant je sais où est ma mère, dans mes souvenirs, dans ce qui me reste d'elle, dans ce que je pense d'elle, dans ce que je veux retenir, dans ce processus où elle était un maillon, un fil, et où j'en suis un autre
alors elle devient immortelle dans cet instant présent, et moi de même
bon je sens que je vais encore te faire rire Jia !
héhéhé
Posté par Lung Ta, 28 mai 2007 à 20:20
Trouver du sens là où il n’y en a pas.
C’est peut être là qu’est le sens de notre existence.
© Gredine
24 mai 2007
j'aime tellement vous lire ... merci
Tendre végétal qui nous offre un fauteuil. Les arbres sont plus sympas et accueillants que les humains. Et ils donnent sans rien demander en retour. Prenons en de la graine. © Gredine (texte et photo)
Juste le bout de ton doigt
Juste ce petit bout de toi
© Muse
http://da586code.over-blog.com/
![]()
Ouvrir son coeur pleinement
Ouvrir ses yeux d'enfant
Laisser les traces du passé
Celles qui nous mènent vers jamais.
© Leia
Elle aimait être à lui, elle n’aimait que ça, ne voulait que ça et elle était prête à tout supporter de lui, même le temps.
© Arthémisia
je n'ai rien, ne possède rien.
tant mes yeux comtempleront
les levers de soleils,
la rosée sur les herbes
© Yoyostéréo
http://riddims.hautetfort.com/
![]()
Elle part ... il reste. Elle part ... il reste. pourquoi !!! © Diane
C'est ce qu'on croit.
C'est ce qu'on voit.
Elle part .. il reste.
Oui mais .......
Sois sage oh ma douleur la mort n'est qu'un passage
Rappelles toi tant de joies, de sourires, de bonheurs
Dans mon être tout entier la beauté de son visage
M'apparait à chaque instant dans un nid de douceur
© Brie
http://lombredesmots.canalblog.com/
on peut vivre simplement en remettant en cause le système par son propre comportement, en revenant à l'essentiel.
© Sylvie
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C’est utopique, me direz-vous !
- Il était utopique de penser que l’homme irait marcher sur la lune !
- Il était utopique de penser qu’un noir serait président de l’Afrique du Sud !
- Il était utopique de penser que la France et l’Allemagne deviendraient des Amis et que le mur de Berlin tomberait !
© Zara
http://zara-ecolo.over-blog.com
Croiser un visage et ne plus l'oublie
© Sylvain
http://tempsdepause.canalblog.com

Vivre en soi, ce n'est rien ;
il faut vivre en autrui.
à qui puis-je être utile
et agréable, aujourd'hui ?
© Immemory
http://prumtiersen.typepad.com/journal/
23 mai 2007
jealous guy (252e chapitre)
ma douce on s’est encore disputés tu es partie, il fait si doux et maintenant me voilà seul alors que le ciel est tout bleu je t’imagine, riante, heureuse dans cet air tiède qui m’exaspère oui je t’en veux, tu exagères ! tu me dis au tel " je pense à toi" est-ce à l’amour ou est-ce à moi ? et est-ce que tu m’aimerais autant si seulement je n’étais pas moi ? ma douce on s’est encore disputés je crie te tourmente et te gronde mais tu es ma seule chose au monde ! me laisseras-tu, comme un bandeau poser mes mains contre tes tempes ? et viendras-tu faible et fragile plaintive aller entre mes bras ? sois douce et tendre je t’en supplie pour que je sois enfin tranquille! ma douce on s’est encore disputés et moi j’ai mal à mon orgueil tu dis " on se voit sans se regarder on doute au lieu de s’écouter simplement s’aimer c’est pas facile si on s’aimait tout simplement ? "
21 mai 2007
Julie (2)
Parfois, lorsqu’il fait nuit, me prend le souvenir de vous. Il monte et me déchire, mes larmes alors coulent à flot, et m’enivrent comme le vin un jour de fête. Je ne veux me souvenir que de vos mains, votre souffle sur ma peau comme une vague étrangère. Pourtant les paroles vous les avez dites. Jamais vous ne la quitterez. Jamais. Mot terrible. Et ces mots - vos mots - m’ont tuée plus sûrement qu’une blessure. Mais je suis aveugle. Aveugle et sourde. Et cette femme de votre vie qui existe de toute éternité, votre femme, je ne veux même pas l’imaginer. Peut-être ainsi finira-t-elle par se dissoudre ? Et donc je me tais. Le cœur battant, je vous attends. A longueur du jour je fuis mes élans, mes colères, mes envies. A longueur du jour je censure mes rêves. Je n’ai pas 19 ans. De vous, dans le berceau, le petit enfant crie.
20 mai 2007
Julie
J’avais ouvert la porte, et mon regard était tombé dans l’exacte perpective du votre qui m’attendait. Vous m’avez souri, vous m’avez dit bonjour, comme une extension de mon cœur j’ai eu comme un pressentiment, un cri muet, une envie folle de vous, vivante et immédiate. Avant même le début de l’ébauche de quelque chose qui ressemblerait à une histoire d’amour, peut être, vous êtes entré en moi. Avec, au milieu de nous, cette épouvantable équivoque, ce désir posé comme un roc lourd et pesant, ce désir qui envahissait tout, nous étouffait de sa masse. Vous m’avez embrassée sur la veinule folle de vous, celle qui bat au creux de ma clavicule, la veinule de la vie. Notre histoire n’était que la géographie de nos corps, un pétillement général parcourait ma peau touchée par vos mains. Enivrée j’avais du mal à former des phrases cohérentes, mais les phrases bien souvent restaient en suspens, le timbre de votre voix changeait de tessiture, votre corps me restait, et l’odeur de votre corps, incomparable, comme une nourriture qui m’envoyait des étoiles plein la tête. La nasse s’est resserrée, inéluctable. C’était fatal, il aurait fallu une volonté de fou pour empêcher quoi que ce soit d’arriver, et puis je ne savais pas. Elle s’appelait Julie, elle était née en 1831. C’est son nom que je porte, et celui de son père. Julie, c’était le corps qui attendait cet autre corps pour se coller à lui. Romantique, les sens retournés, l’âme en forme de cœur, elle murmurait des « je t’aime » garantis à vie. Pour son amant dont elle ne se lasserait jamais, Julie devenait un pur chef-d‘œuvre, un joyau mutipliant à l‘infini les facettes de la sensualité. Elle lui donnait son amour à petites goulées.. Il le savourait avec l’appétit que la chose mérite. Julie avait cette magie hors du temps qui fait que, tant d’années plus tard, elle nous émerveille encore. Parce qu’avec elle, le cœur parlait tellement plus fort que la raison. En somme, Julie était un peu comme moi. Ou est-ce l’inverse ?
17 mai 2007
paroles aux jeunes
Écoutez votre propre conscience, votre voix intérieure. Ne soyez pas tentés de suivre la foule ou les idées reçues. L’imitation des vieux modèles risquent de faire de vous une personne ordinaire et de vous empêcher d‘être vous-même, c‘est-à-dire unique et extraordinaire.
Marchez dans la vérité de votre conscience personnelle et dans la sagesse de votre voix intérieure.
Ne vous découragez pas devant les problèmes du monde. Certes, il y a de la misère, de l’exploitation, de l’oppression, mais ne vous découragez pas.
Au-delà de ces réalités, il y a aussi de l’espoir. Embrassez l’espoir. Chaque jour apporte une solution ou une évidence nouvelle, de nouveaux chemins.
Quoiqu’il arrive, ne vous laissez pas abattre par la négativité. Soyez courageux, audacieux.
Et même si vous échouez,
essayez encore.
© Rajmohan GANDHI
(petit-fils du Mahatma)
14 mai 2007
histoires d'en vie
lui, juin 1899 Le feu de la St Jean crépite et je me balade, tel l’étranger que je suis dans ce village français, seul au milieu de tous ces gens qui jacassent et parmi lesquels je ne connais personne. Et puis, je la vois. Elle est svelte, et fine, et élégante. Elle rayonne, minaude, bouge la tête doucement, provoquant un infime mouvement de ses cheveux relevés en chignon, austère chignon, il n’y a que les filles faciles qui ont les cheveux dénoués, ben voyons, quelle croyance ridicule, je serai le premier à défaire les épingles de son chignon, je serai le premier à contempler cette masse brune, opulente, déployée sur sa peau sucrée. Brusquement, elle me regarde. Elle a les yeux noirs, et le feu qui s’y reflète n’est pas forcément dû aux reflets de celui qu’on a allumé pour la St Jean. Je lui envoie un sourire grand comme le canton de Vaud. Elle se détourne, ses joues sont un peu roses. J’ai vraiment enfilé la journée du bon côté. C’est mon jour de chance. Je vais sauter par-dessus ce feu, je vais gagner mon droit à aller demander la main de cette fée. elle, octobre 1900 C’est quand maman ouvre les volets de ma chambre qu’elle découvre une fois de plus les fleurs qu’il a accrochées à la fenêtre. Elle me gratifie d’un sourire vinaigré. " Encore cet étranger ! il va falloir que tu lui dises une bonne fois pour toutes que çà suffit !" Je me renfonce sous mes draps, au chaud, au tiède, là où je peux me repasser le film des derniers mois, la lumière de ses yeux bleus, la douceur de sa voix, - avec, certes, ce délicieux accent traînant qu’ont les Suisses – sa patrie lui manque, ses montagnes, mais pourquoi s’est-il expatrié ? La querelle avec sa mère, veuve depuis si longtemps ? alors on n’en parle pas, on est comme hypnotisé l’un par l’autre, scotché, nutellisé, on se répand, on se liquéfie, normal. Inévitable. Il apparaît et je me sens réduite à un état de guimauve flasque. Et ses arguments sont si…. pénétrants ! Je l’aime tellement que quant il est là, il me manque déjà. Çà commence dès que je pose le pied par terre, la journée se déroule à 2 à l’heure. Elle dure longtemps, un siècle peut être. Mais il faut bien l’occuper, cette fichue journée. Récurer les marmites qui ne m’ont rien fait, étaler le chien, sortir les draps, à moins que ce soit le contraire.. Jusqu‘à ce qu‘enfin, on se voit. Enfin. Il est là. Et on passe à la vitesse grand V. C’est tout juste s’il a le temps de fignoler le ptit bébé qu’il a commencé à me faire. Nad, mai 2007 Ils se sont aimés à la folie, je leur dois mon amour inconditionnel de la vie, d’elle la faculté de transmuter en forces toutes les épreuves. de lui je tiens mon délicieux esprit suisse (Yaaaa paaaas lfeu au laaaac) et son amour de la poésie. Un seul de ses poèmes a traversé les années. Bien sûr, il l’a écrit à sa bien-aimée ! Je pense à toi quand le soleil se lève J’y pense encore quand il finit son cours Et si parfois la nuit je rêve C’est pour penser que je t’aime toujours![]()
Ils se sont mariés le 16 mars 1901. Trois semaines après, ma grand-mère maternelle se pointait avec ses yeux bleus ravageurs, héritage de son père. Qui pour toujours, restera un jeune homme blond : il est mort à l’âge de 34 ans. Comme son père avant lui. Comme mon grand-père après lui. J’avais une dizaine d’années quand mon arrière-grand-mère m’a raconté son histoire. Cela m’avait vraiment secouée. Ainsi, un jour, l’objet de notre amour peut nous être arraché ? Au bord des yeux une pleine poignée de larmes, comme un bouquet de fleurs translucides ? çà peut donc être çà, une vie ? Où se servir alors, vers qui se tourner ? Qu’est-ce que la vie cherche à dire quand on vieillit sans mari après avoir grandi sans père ?? Petite déjà, je regardais la vie de tous mes yeux et je l’écoutais de tous mes pores, A vrai dire, j’ai toujours savouré sans relâche l’extraordinaire bonheur d’être vivante, et tous les plaisirs inouïs qui sont offerts en prime, Et puis, j’ai vieilli, mais je n’ai jamais perdu la petite étincelle qui émerveille, Je laisse la porte ouverte aux rencontres inoubliables, je vais mes parcours enchantés, Et c’est comme çà que je me suis rendue compte que j’avais déjà les réponses aux questions que je posais.
ma maman en petite suisse


























