27 février 2007
LA VIE !!!!!
la vie enthousiasme
la vie en tout inaltérable
la vie remplie de promesses
la vie se répand, me pénètre, façonne mon cœur
la vie me montre comment vivre
la vie me promet « oui », rayonne et me fortifie
la vie est ingénieuse, imaginative, éminente,
la vie est vivante
la vie se renouvelle de jour en jour
la vie, à l’interieur
me renouvelle chaque jour
la vie écrit ses lettres sur ma feuille de chair
la vie de la vie me frappe
et me transforme
la vie me pare et me prépare
la vie est un mot qui chante,
la vie !!!!!!!
la vie me fait vivre !!!!
je m’abandonne à la vie.....
et la vie me donne !!
je n'ai qu'à ouvrir les yeux !
26 février 2007
chuchotements
sa bouche près de mon oreille, ses chuchotements, ses chuchotements me rassasient, me donnent des forces, me forcent à cheminer avec joie cette joie de sa voix qui me garde, me regarde et me rejoint sa voix tient les commandes sa voix ma compagne m’accompagne sa voix me nourrit de ce qui me fait vivre me met debout m‘aide à marcher et je me mets en route sur le chemin sa voix grave se grave en moi, elle m’imprègne et me préoccupe, elle m’occupe et ses mots s’occupent de mon âme et sa voix à lui qui glisse forcément, inévitablement autour de mon cœur prisonnier dis moi mon cœur ce qui te fait battre dis moi ce qui te fait vivre et je te dirai pourquoi tu frémis tu frémis comme ma peau lorsque des mains la touchent ses chuchotements je les ai gravés sur mon âme © Ambre
25 février 2007
toi
ton nom,
des voyelles font l’amour aux consonnes essentielles
ton nom,
indicatif de l’homme que j’aime
ton nom,
répété des centaines de milliers de fois
ton nom me pénètre,
comme le spleen d’un shoot dans une veine étoilée
t’aimer,
un présent sans fissure oublieux du plus récent
t’aimer,
une denrée qui ne supporte pas le morcellement
t’aimer
et éprouver de la volupté à t’en offrir
t’aimer
et être à la fois couronnée et crucifiée
t’aimer et rire,
mais de tous mes rires
t’aimer et pleurer,
mais de toutes mes larmes
t’aimer
et rencontrer la plus belle moitié de mon âme
t’aimer
et connaître l’angoisse délicieuse d’un bonheur tellement inattendu, tellement immérité,
que j’ai peur de le perdre, par malchance, comme il est venu, par pure chance
© Ambre
20 février 2007
Que chacun de nous ..
.. fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà.
© Etty Hillesum « Une vie bouleversée
13 février 2007
rassemblement
mais qu’est-ce que j’écris ? comme d’habitude, je m’égare. Je voulais juste vous parler de ce pauvre Osiris, dont le corps a été découpé en morceaux par son ingrat de frère. Je vous assure, on ne peut pas faire confiance aux hommes. Regardez Isis, qu’est-ce qu’elle fait, elle, aussitôt ? Eh bien elle se met en quête de tous les morceaux de son homme/frère/bien-aimé (on ne peut pas faire plus dévouée, franchement), - sauf le morceau principal, damned! Elle ne l’a pas retrouvé!!! Ensuite avec tout son amour (et avec une de ses sœurs aussi, les sœurs c’est bien, beaucoup mieux que les frères je vous le dis) elle a reconstitué le corps d’Osiris, et même la partie manquante, qui il faut bien le dire était la seule indispensable puisqu’Isis, comme toute nana normalement constituée avait une idée derrière la tête, enfin plutôt un peu plus bas: lui faire des petits mamours et accessoirement un enfant. Pourquoi je vous raconte tout çà ? Déjà parce que c’est hyper intéressant et que je ne vois pas comment vous auriez pu continuer à vivre sans le savoir et aussi pour répondre à Bénédicte : je me sens comme Osiris. je suis en train de faire mes courses, et au milieu des boîtes de conserve, en sortant la liste de ma poche, tiens qu’est-ce que je trouve ? Un morceau de moi. J’astique les sols et que vois-je sous les meubles ?? Un autre morceau. Je vais nager et qu’y-a-t-il sous mon maillot de bain ? Eh oui. Encore un. Et ainsi de suite. Or, je n’ai pas d’Isis sous la main pour me recoller ! C’est profondément injuste, mais c’est comme çà. alors trou de souris, rassemblement et tutti quanti... un vaste programme..
Quand j’étais jeune et belle (comme dirait mon fils) j’avais lu ce livre avec délectation. Il y a d’ailleurs une scène divine où l’auteur décrit l’abandon du Pharaon (qui n’en est pas moins homme) aux mains de toutes ses petites reines. Mmmhh……
06 février 2007
Çà ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de disparaître dans un trou de souris??? Et comment çà se fait que les trous de souris ne sont jamais là quant on a besoin d’eux ?? Je suis là avec cette implosion dans la poitrine, je sens ma tignasse se hérisser sur mon crâne, prête à partir dans tous les sens et d’ailleurs je fais comme elle, je marche marche marche, pour me vider, pour aller au bout, au bout de quoi ? je ne sais pas. je me dis, si seulement j’habitais au Québec, je n’en serai pas encore là. je serais encore à tout à l’heure, six heures avant. je suis partagée entre l’envie de rembobiner le temps et celle d‘aller loin devant en regardant fixement rien du tout entre lâcher les tristesses les points d’interrogation et me rouler en boule j’ai envie de virer mon gros pull et de me mettre presque nue pour sentir la caresse du vent sur ma peau mais aussi de me recroqueviller de respirer à pleins poumons les petites étoiles, prendre tout ce qui est bon à croquer à aimer à toucher la vie est un feu d’artifice mais où me mène-t-elle ????? PS pour Gredine Çà ne m’étonnerait pas que comme moi, tu kinhines sans le savoir ..
04 février 2007
KINHIN DU JOUR
parce que c'était lui, parce que c'était moi
je n’ai jamais oublié tes yeux comme des étoiles brunes quand je pense à toi, j’ai envie d’écrire ton prénom, j’aimais tellement le prononcer, t’appeler, le crier, délirer, tu aimais tellement çà aussi, est-ce que tu t‘en rappelles ? je n’ai jamais oublié notre première rencontre, le feeling immédiat, un coup de foudre sans coup de foudre, une évidence sans équivoque, on voudrait expliquer mais çà ne s’explique pas « parce que c’était toi, parce que c’était moi ? » et puis mes confidences confidences confidences... Comment t’as fait pour m’écouter autant ? Comment t’as fait pour jamais te lasser, pour jamais me lâcher ? Je t’appelais le jour, je t’appelais la nuit, tu trouvais les mots rien que pour moi, et tes mots comme des bras me serraient sur ton cœur. je m’en voulais souvent, à cause de ta femme. tu éclatais de rire, « pas de problème, mon cœur est assez grand, serrez-vous un peu là-dedans ! » tu me parlais en douceur majuscule, t’entendre me manque tellement, où sont tes paroles comme une terre où aller ? comment on a fait pour s’aimer sans s’aimer ? comment réussit-on une histoire d’amitié ? j’ai jamais oublié tes gestes doux comme des poignées d’amour tu avais tant de mains pour dire que tu étais là j’ai jamais oublié ton cœur si grand, une zone sans danger un horizon où finir un abri à l’abri, une terre où mourir
03 février 2007
01 février 2007
desperate yoga course
Depuis quelques temps, j’ai des cours de yoga à rebondissements. Tout a commencé le jour où, sur la respiration profonde, je me suis mise à verser des torrents de larmes. La chose m’ayant pris de court, je me suis tout d’abord contentée d’éponger. Les fois suivantes, j’ai essayé de faire ce que je faisais pendant les cours de yoga avant, c’est-à-dire résoudre de tête des exercices d’algèbre. Je voulais rembobiner le temps, revenir au moment de mes croyances sécurisantes (mais limitantes), de mes convictions Superrempart Antibobos. Mais en moins de 3 équations, je me suis fait mourir d’ennui. En plus j’étais aussi détendue qu’une pizza surgelée. Il y a peu, quelqu'un en qui j’ai confiance m’a dit « les adversaires c’est ce qui nous déchire de nous-mêmes et des autres, ce qui nous fait vivre renfermés au lieu de nous permettre d’être spacieux » « déchire » est un terme tout à fait approprié. En ce moment j’ai l’impression de me craqueler, ce qui est très moyennement fabuleux. Pour en revenir à mon cours, après le départ des autres élèves ma prof est venue me demander pourquoi mon visage avait cette couleur bleue si seyante ? Aurais-je par hasard un problème avec la respiration ?? A ces mots les miens ne se sentent plus de joie et se mettent à jaillir, entraînant les siens, elle me conte un peu son parcours, un peu sa vie, et voilà qu’elle prononce le mot « émotion ». Non pitiéééé ! Pas les émotions! Pas ces saletés d’impulsivité, impatience, colère !!! Pas d’engouement, de folie, d’affinité, de sympathie, de confiance !!! Pas de curiosité, d’émerveillement, de bouillonnement intérieur, d’allégresse !!!! Pas d‘explosion de joie ! Pas d‘explosion de tristesse ! Pitiééééééééé non !! Interloquée elle me regarde avec son doux sourire, « quelle chance tu as !! » (Ma prof a une notion très personnelle de la chance) (point de vue humour j‘en vois un avec qui elle s’entendrait bien) « Puisque tu te mets en colère.. » poursuit-elle « cela t’évite d’être furieuse contre toi d’avoir contenu ta colère, penses au nombre de gens qui n’extériorisent pas, qui ne bougent pas, jamais ! Toi, tu évacues tes émotions et cela t’empêche de les subir. » Ah non, je ne suis pas d’accord ! je ne maîtrise rien ! je ne gère pas ! je fais n’importe quoi ! « bien sûr que non tu ne fais pas n’importe quoi, tout ce qui nous arrive nous l’avons choisi. « Choisi ? Tu crois vraiment que j’ai choisi de passer mon temps à commettre des maladresses ou à exploser de rire comme une demeurée ????? « Même si tu exploses de rire comme une demeurée, comme tu dis, c’est ton moi émotionnel, c’est-à-dire ton moi le plus profond qui s’exprime. » Rire comme une demeurée c’est mon moi le plus profond ? waouh, comment çà me réconforte ! « Nos émotions sont ce qu’il y a de plus vrai, de plus authentique en nous. Il ne faut pas retenir ses émotions, il faut vivre ce que l’on a à vivre » Qui peut m’expliquer pourquoi le mot « vivre » m’ a déclenché un fou rire ???? « je préfère que tu pleures pendant mes cours çà fait moins de bruit » Plus compréhensive, comme prof, tu meurs. et après on se demande pourquoi chui bleue







