NAD RE-DÉBLOG

du fouillis plein la tête

27 février 2007

LA VIE !!!!!

la vie enthousiasme

la vie en tout inaltérable

la vie remplie de promesses

la vie se répand, me pénètre, façonne mon cœur

la vie me montre comment vivre

la vie me promet « oui », rayonne et me fortifie

la vie est ingénieuse, imaginative, éminente,

la vie est vivante

la vie se renouvelle de jour en jour

la vie, à l’interieur

me renouvelle chaque jour

la vie écrit ses lettres sur ma feuille de chair

la vie de la vie me frappe

et me transforme

la vie me pare et me prépare

la vie est un mot qui chante,

la vie !!!!!!!

la vie me fait vivre !!!!

je m’abandonne à la vie.....4xj06093

Halatte_1_PICT6908

et la vie me donne !!

Halatte_PICT6908

je n'ai qu'à ouvrir les yeux !

jonquillePICT6909

Posté par AMBRENEIGE à 19:52 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

chuchotements

sa bouche près de mon oreille, ses chuchotements,

ses chuchotements me rassasient, me donnent des forces,

me forcent à cheminer avec joie

cette joie de sa voix qui me garde, me regarde et me rejoint

sa voix tient les commandes

sa voix ma compagne m’accompagne

sa voix me nourrit de ce qui me fait vivre

me met debout m‘aide à marcher et je me mets en route sur le chemin

sa voix grave se grave en moi, elle m’imprègne et me préoccupe,

elle m’occupe et ses mots s’occupent de mon âme

et sa voix à lui qui glisse forcément, inévitablement

autour de mon cœur prisonnier

dis moi mon cœur ce qui te fait battre

dis moi ce qui te fait vivre et je te dirai pourquoi tu frémis

tu frémis comme ma peau lorsque des mains la touchent

ses chuchotements je les ai gravés sur mon âme

© Ambre

Posté par AMBRENEIGE à 07:58 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2007

toi

ton nom,

des voyelles font l’amour aux consonnes essentielles

ton nom,

indicatif de l’homme que j’aime

ton nom,

répété des centaines de milliers de fois

ton nom me pénètre,

comme le spleen d’un shoot dans une veine étoilée

t’aimer,

un présent sans fissure oublieux du plus récent

t’aimer,

une denrée qui ne supporte pas le morcellement

t’aimer

et éprouver de la volupté à t’en offrir

t’aimer

et être à la fois couronnée et crucifiée

t’aimer et rire,

mais de tous mes rires

t’aimer et pleurer,

mais de toutes mes larmes

t’aimer

et rencontrer la plus belle moitié de mon âme

t’aimer

et connaître l’angoisse délicieuse d’un bonheur tellement inattendu, tellement immérité,

que j’ai peur de le perdre, par malchance, comme il est venu, par pure chance

© Ambre

Posté par AMBRENEIGE à 04:07 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2007

Que chacun de nous ..

PICT6401janv_2007_bi_vre

.. fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il n’est déjà.

                     © Etty Hillesum « Une vie bouleversée

Posté par AMBRENEIGE à 05:30 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 février 2007

rassemblement

nuit_des_tempsQuand j’étais jeune et belle (comme dirait mon fils) j’avais lu ce livre avec délectation. Il y a d’ailleurs une scène divine où l’auteur décrit l’abandon du Pharaon (qui n’en est pas moins homme) aux mains de toutes ses petites reines. Mmmhh……

mais qu’est-ce que j’écris ? comme d’habitude, je m’égare.

Je voulais juste vous parler de ce pauvre Osiris, dont le corps a été découpé en morceaux par son ingrat de frère.

Je vous assure, on ne peut pas faire confiance aux hommes. Regardez Isis, qu’est-ce qu’elle fait, elle, aussitôt ? Eh bien elle se met en quête de tous les morceaux de son homme/frère/bien-aimé (on ne peut pas faire plus dévouée, franchement), - sauf le morceau principal, damned! Elle ne l’a pas retrouvé!!!

Ensuite avec tout son amour (et avec une de ses sœurs aussi, les sœurs c’est bien, beaucoup mieux que les frères je vous le dis) elle a reconstitué le corps d’Osiris, et même la partie manquante, qui il faut bien le dire était la seule indispensable puisqu’Isis, comme toute nana normalement constituée avait une idée derrière la tête, enfin plutôt un peu plus bas: lui faire des petits mamours et accessoirement un enfant.

Pourquoi je vous raconte tout çà ? Déjà parce que c’est hyper intéressant et que je ne vois pas comment vous auriez pu continuer à vivre sans le savoir

et aussi pour répondre à Bénédicte :

je me sens comme Osiris.

je suis en train de faire mes courses, et au milieu des boîtes de conserve, en sortant la liste de ma poche, tiens qu’est-ce que je trouve ? Un morceau de moi.

J’astique les sols et que vois-je sous les meubles ?? Un autre morceau.

Je vais nager et qu’y-a-t-il sous mon maillot de bain ? Eh oui. Encore un.

Et ainsi de suite.

Or, je n’ai pas d’Isis sous la main pour me recoller !

C’est profondément injuste, mais c’est comme çà.

alors trou de souris, rassemblement et tutti quanti... un vaste programme..

Posté par AMBRENEIGE à 05:34 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2007

PICT6400recadr_e

Çà ne vous est jamais arrivé d’avoir envie de disparaître dans un trou de souris??? Et comment çà se fait que les trous de souris ne sont jamais là quant on a besoin d’eux ??

Je suis là avec cette implosion dans la poitrine, je sens ma tignasse se hérisser sur mon crâne, prête à partir dans tous les sens et d’ailleurs je fais comme elle,

je marche marche marche, pour me vider, pour aller au bout, au bout de quoi ? je ne sais pas.

je me dis, si seulement j’habitais au Québec, je n’en serai pas encore là. je serais encore à tout à l’heure, six heures avant.

je suis partagée entre l’envie de rembobiner le temps et celle d‘aller loin devant en regardant fixement rien du tout

entre lâcher les tristesses les points d’interrogation et me rouler en boule

j’ai envie de virer mon gros pull et de me mettre presque nue pour sentir la caresse du vent sur ma peau

mais aussi de me recroqueviller

de respirer à pleins poumons les petites étoiles,

prendre tout ce qui est bon à croquer à aimer à toucher

la vie est un feu d’artifice

mais où me mène-t-elle ?????

PS pour Gredine

Çà ne m’étonnerait pas que comme moi, tu kinhines sans le savoir ..

Posté par AMBRENEIGE à 18:13 - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2007

KINHIN DU JOUR

4_f_vrier_2007_PICT6766

Posté par AMBRENEIGE à 20:03 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

parce que c'était lui, parce que c'était moi

je n’ai jamais oublié tes yeux comme des étoiles brunes

quand je pense à toi, j’ai envie d’écrire ton prénom,

j’aimais tellement le prononcer, t’appeler, le crier, délirer,

tu aimais tellement çà aussi, est-ce que tu t‘en rappelles ?

je n’ai jamais oublié notre première rencontre, le feeling immédiat,

un coup de foudre sans coup de foudre, une évidence sans équivoque,

on voudrait expliquer mais çà ne s’explique pas

« parce que c’était toi, parce que c’était moi ? »

et puis mes confidences confidences confidences... Comment t’as fait pour m’écouter autant ? Comment t’as fait pour jamais te lasser, pour jamais me lâcher ? Je t’appelais le jour, je t’appelais la nuit, tu trouvais les mots rien que pour moi, et tes mots comme des bras me serraient sur ton cœur.

je m’en voulais souvent, à cause de ta femme.

tu éclatais de rire, « pas de problème, mon cœur est assez grand, serrez-vous un peu là-dedans ! »

tu me parlais en douceur majuscule, t’entendre me manque tellement,

où sont tes paroles comme une terre où aller ?

comment on a fait pour s’aimer sans s’aimer ?

comment réussit-on une histoire d’amitié ?

j’ai jamais oublié tes gestes

doux comme des poignées d’amour

tu avais tant de mains

pour dire que tu étais là

j’ai jamais oublié ton cœur si grand,

une zone sans danger

un horizon où finir

un abri à l’abri,

une terre où mourir

amiti_

Posté par AMBRENEIGE à 05:02 - F. - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 février 2007

POUR_LA_PAIX

Posté par AMBRENEIGE à 05:26 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 février 2007

desperate yoga course

Depuis quelques temps, j’ai des cours de yoga à rebondissements. Tout a commencé le jour où, sur la respiration profonde, je me suis mise à verser des torrents de larmes. La chose m’ayant pris de court, je me suis tout d’abord contentée d’éponger. Les fois suivantes, j’ai essayé de faire ce que je faisais pendant les cours de yoga avant, c’est-à-dire résoudre de tête des exercices d’algèbre. Je voulais rembobiner le temps, revenir au moment de mes croyances sécurisantes (mais limitantes), de mes convictions Superrempart Antibobos.

Mais en moins de 3 équations, je me suis fait mourir d’ennui. En plus j’étais aussi détendue qu’une pizza surgelée.

Il y a peu, quelqu'un en qui j’ai confiance m’a dit «  les adversaires c’est ce qui nous déchire de nous-mêmes et des autres, ce qui nous fait vivre renfermés au lieu de nous permettre d’être spacieux »

« déchire » est un terme tout à fait approprié.

En ce moment j’ai l’impression de me craqueler, ce qui est très moyennement fabuleux.

Pour en revenir à mon cours, après le départ des autres élèves ma prof est venue me demander pourquoi mon visage avait cette couleur bleue si seyante ? Aurais-je par hasard un problème avec la respiration ?? A ces mots les miens ne se sentent plus de joie et se mettent à jaillir, entraînant les siens, elle me conte un peu son parcours, un peu sa vie, et voilà qu’elle prononce le mot « émotion ».

Non pitiéééé ! Pas les émotions! Pas ces saletés d’impulsivité, impatience, colère !!!

Pas d’engouement, de folie, d’affinité, de sympathie, de confiance !!!

Pas de curiosité, d’émerveillement, de bouillonnement intérieur, d’allégresse !!!!

Pas d‘explosion de joie ! Pas d‘explosion de tristesse !

Pitiééééééééé non !!

Interloquée elle me regarde avec son doux sourire, « quelle chance tu as !! » (Ma prof a une notion très personnelle de la chance) (point de vue humour j‘en vois un avec qui elle s’entendrait bien)

«  Puisque tu te mets en colère.. » poursuit-elle « cela t’évite d’être furieuse contre toi d’avoir contenu ta colère, penses au nombre de gens qui n’extériorisent pas, qui ne bougent pas, jamais ! Toi, tu évacues tes émotions et cela t’empêche de les subir. » Ah non, je ne suis pas d’accord ! je ne maîtrise rien ! je ne gère pas ! je fais n’importe quoi ! «  bien sûr que non tu ne fais pas n’importe quoi, tout ce qui nous arrive nous l’avons choisi. « Choisi ? Tu crois vraiment que j’ai choisi de passer mon temps à commettre des maladresses ou à exploser de rire comme une demeurée ????? « Même si tu exploses de rire comme une demeurée, comme tu dis, c’est ton moi émotionnel, c’est-à-dire ton moi le plus profond qui s’exprime. » Rire comme une demeurée c’est mon moi le plus profond ? waouh, comment çà me réconforte !

« Nos émotions sont ce qu’il y a de plus vrai, de plus authentique en nous. Il ne faut pas retenir ses émotions, il faut vivre ce que l’on a à vivre »

Qui peut m’expliquer pourquoi le mot « vivre » m’ a déclenché un fou rire ????

« je préfère que tu pleures pendant mes cours çà fait moins de bruit »

Plus compréhensive, comme prof, tu meurs.

yoga_1

et après on se demande pourquoi chui bleue

Posté par AMBRENEIGE à 02:38 - dans ma tête - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1