28 janvier 2007
le train, c'est zen
J’adore prendre le train. D’abord, le train, c’est zen. C’est pas un moyen de transport qui nous fait nous énerver, on n’est pas là à jurer comme un charretier parce que l’autre devant n’avance pas ou n’a pas mis son clignotant, remarquez moi je ne jure jamais mais ceci dit, je ne visais absolument personne (surtout pas mon mari ;-))) Alors voilà, je suis là, assise, bien tranquille. Le train s’arrête et absorbe le flot des personnes qui montent. C’est quelque chose d’infiniment coloré et enrichissant. J’adore çà. Les gens arrivent, je les observe pendant qu’ils tournent la tête d’un côté, de l’autre pour choisir la place où ils vont s’asseoir. Je n’ai pas comme ma fille aînée la faculté de parler avec aisance à des inconnus, alors je souris juste d’un air débile, et quand je reçois en échange un sourire cela me fait du bien. J’aime regarder, humer les senteurs, l’eau de toilette du monsieur, les effluves délicieusement parfumées de la dame, l‘odeur de « frais« que dégagent les ados. J’aime bien les ados, leur air fatigué, leur nonchalance, comme s’ils n’avaient pas envie d’être montés dans ce train, comme s’ils n’avaient pas non plus envie de s’asseoir, pas plus envie de se lever une fois qu‘ils sont assis, en somme pas envie d’être là et pas envie d’être ailleurs, ils sont dans leur bulle.Témoin une conversation (on dirait qu’ils sont seuls dans le wagon): La fille : je suis une championne de sport ! Le garçon : t’es trop une tasse-pé toi de dire que t’es une championne de sport en bre-cham ouaich La fille: comment tu me vénères j’ai pas dit en bre-cham t’es ouf toi ou quoi Le garçon: ah bon parce que les keums i’vont dire c’est che-lou celle là qui dit qu’elle est championne de sport en bre-cham ! Lorsque j’étais toute jeune, ma curiosité étant déjà intarissable, j’observais à loisir, sans égard pour l‘autre. Et puis petit à petit j’ai compris à quel point être observé peut mettre mal à l’aise, voire prêter à confusion. Une fois, alors que je descendais du train, un homme m‘emboîte le pas et me propose un café. Il ne voulait plus me lâcher. C’était flatteur sans doute, à moins que. Bon. Çà m’a fait réfléchir. J’ai appris à décoder les gestes, les postures, (je n’ai aucun mérite, à la maison j’ai un exercice vivant au quotidien).
Donc, sans le savoir JE MÉDITE !!!!!!!!! Waouh !!
Oui, vraiment, le train, c’est zen.
Eh, les gens !
Je vous aime !
26 janvier 2007
pause blog
Je me perds Je régresse Je me détache Je me découvre Où sont mes limites ? Je ne suis plus toute puissante Quelles sont les nouvelles règles ? Je prends conscience de mes problèmes Je dirige mon énergie vers l’action J’écoute mes conflits internes J’accueille mon ressenti Je cesse de refouler de transférer de projeter Je crie Je crée Je choisis Je conduis Je construis
18 janvier 2007
dance in the kitchen
Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé danser. C’est sans doute grâce à mon père. Le dimanche, sur son pick-up il passait des 33t de Brel, de Aznavour, de Piaf, avec tous leurs tremolos dans la voix, il mettait le volume très fort et déjà à ce moment, haute comme trois pommes, j’avais la peau parcourue de frissons. Mon père ne chantait pas, il sifflait, il sifflait très très juste d’ailleurs. Et puis surtout il aimait danser et le faisait merveilleusement bien. C’est lui qui m’a appris toutes les « danses de vieux » (dixit mon fils) et notamment la valse. Oh lala ! La valse! Se sentir portée, transportée en toute légitimité dans les bras d’un homme !!! D’aucuns vont dire que je me traîne un vieux complexe d’Œdipe. Tant pis. La valse, c‘est beau.
On était une grande famille et on se réunissait tous les samedis. On mangeait, on riait toute la nuit, on buvait, enfin surtout les autres, moi je ne bois pas, enfin si à un moment je buvais un peu. Mais j’ai vite compris qu’il serait déraisonnable d’aggraver l’état dans lequel je suis sans même avoir bu.
Et donc, on dansait toujours beaucoup.
J’ai appris le tango avec mon cousin germain, celui que je voulais épouser. Pour finir on s’ est pas mariés, enfin si, mais pas ensemble.
Le tango, c’est bien. On se touche les mains, on se touche les joues, on se cramponne l’un à l’autre, d’ailleurs avez-vous remarqué que de nos jours les gens ne se touchent plus ? Pour une personne aussi tactile que moi, c’est triste. J’aime toucher l’autre. Il m’arrive souvent, tout en discutant avec quelqu’un, de lui toucher le bras, la main. Et quand je fais la bise, j’embrasse vraiment (je prends dans les bras). Oh ! Ne vous méprenez pas ! Il n’y a là aucune connotation sexuelle, d’ailleurs je touche autant les hommes que les femmes. Et puis j’ai appris avec le temps à reconnaître ceux que je peux toucher tout mon saoul, sans ambiguïté, et puis les touche-moi-pas.
Quant aux hommes, pas d’équivoque possible : vous savez bien qu’un homme qu’on touche en discutant au troquet du coin, c’est pas un homme qu’on a envie de toucher.
Celui-là, il nous laisse tétanisée, asphyxiée, retour à la case gaga. On le toucherait qu’on ne pourrait plus se décoller. La seule option pour se lâcher serait de se trouver seuls tous les deux dans un petit coin loin des regards, mais qu’est-ce que je raconte encore.
Moi qui suis si sérieuse. Et fidèle.
Bon, revenons à notre danse.
J’ai eu ma période discothèque. (maintenant je n’y vais plus, je suis une mémé calme et posée) (posée n‘importe où mais bon)(je me contente de danser avec mes assiettes, en sautant comme une déchaînée avec le rap à fond la caisse)
Pour en revenir à la discothèque, c’est quelque chose de GÉANT. Comme les concerts. Quoique, les concerts, depuis que le festival en plein air sur l’île de Wight est dépassé, c’est plus ce que c’était pour danser, faire l’amour et toutes ces sortes de choses. Mais je m’égare encore.
Aller en boîte, disais-je, c’est hallucinant. La musique me pénètre de haut en bas, elle se répand dans tous les petits creux de mon corps, et si je ferme les yeux, c’est encore meilleur. Je dois être une des rares personnes qui ne va en boîte que pour danser. Je ne bois pas (voir plus haut), je ne parle pas (faut crier, c’est relou), je ne drague pas (ou alors sans faire exprès) (quand ya des slows par exemple) ( or, yen n’a plus beaucoup)
Non, moi, je bouge mon corps dans la musique, çà m’excite et çà me détend tout à la fois, çà me réconcilie avec la vie, celle qui est laide, celle qui fait mal, çà me donne envie de hurler, comme Lavilliers lorsqu’il dit que la musique est un cri qui vient de l’intérieur,
Je danse et je ne suis plus une petite chose perdue,
Je danse et enfin, enfin, enfin, je me rassemble,
Je danse écrasée dans trois millimètres carrés entre deux cent personnes,
mais je danse
et j’oublie le regard des autres, je me libère enfin
D’ailleurs çà me fait penser à une scène merveilleuse du film « les enfants du silence », lorsque cette jeune femme sourde et muette se met à danser, son mouvement est langoureux, sensuel, bien sûr elle n’entend pas, mais elle ressent, elle ressent sur le sol et autour d’elle les vibrations émises par la musique,
« existe-t-il un monde où nous puissions vivre heureux, un monde entre le monde du silence et celui du bruit ?«
celui de la musique peut-être……?
C’est fou quand même.
Je me rends compte qu’en vieillissant, insidieusement, j’ai enfermé et retenu tout ce qui est ma raison d’être : les gestes, les mots, les maux, les éclats de cœur, les crises de larmes, les bouche touche cherche, les enroulades de l’autre………
Depuis quelques jours, j’ai l’impression que les limites de mon corps s’agrandissent, comme s’il occupait plus d’espace, un espace que je me mets à combler petit à petit, comme un enfant qui s’applique à son coloriage en remplissant bien tous les vides.
Et à toi grâce à qui j’ai réalisé çà,
MERCI
11 janvier 2007
ce qui se passe plus bas
J’avais flashé quand tu m’avais dit que tu te déplaçais en moto. La vitesse m’a toujours grisée… j’adorerais une fois, rien qu’une fois, monter dans une voiture de course. Mourir de vitesse ou mourir d’intensité, c’est pareil. Je n’arrêtais pas de mourir avec toi, c’était épuisant.
A peine mon mari sorti de ma vie, tu y étais entré. Enfin, quand je dis à peine, c’est une façon de parler. A grand joie serait plus exact.
Je n’ai jamais oublié notre première rencontre, le feeling immédiat, on voudrait expliquer mais çà ne s’explique pas,
" parce que c’était toi, parce que c’était moi " ?
tu me parlais toujours en douceur majuscule
Oui, s’il ne devait rester qu’un seul mot pour parler de toi, ce serait celui-là: douceur, tu étais plein de douceur, partout.
Douceur de tes yeux pendant que nonchalant, ton index suivait l’ovale du bord de ton verre dans ce petit restau du XVIIe arrondissement où nous étions en train de dîner. J’étais comme hypnotisée par le geste de ce doigt qui tournait doucement et toi tu souriais, sans un mot.
Comment est-ce venu, je ne sais plus, je t’avais dit que ton geste sur le verre trahissait un désir d’enfant, tu m’avais répondu, " avoir un enfant, …non… mais…. le faire, oui "
la boule liquide qui avait glissé dans ma gorge, mes yeux qui traînaient sur ton visage en y écoutant les mots nouveaux que ta peau me disait, tes mains qui pour la première fois me parlaient, j’étais si nerveuse, tellement plus nerveuse que toi, je ne pensais pas possible un jour de toucher ainsi mon ami et j’avais envie de hurler, je veux dire de courir très vite, très loin sous une pluie violente, loin de mon désir animal, comme si la pluie allait noyer tes yeux noirs que le silence ne dérangeait même pas. J’avais tellement souvent envie qu’on se voit, et toi, tu savais tellement tout de moi et de mes fantasmes inavouables,
tu disais " comme tu serais belle empalée doublement sur deux phallus majuscules "
j’attendais tes mots comme une gourmandise mais ce soir là, tes mots je ne les reconnaissais pas.
Et mes yeux noirs et étonnés quand tes lèvres m’ont goûtée,
et la honte quand je suis redevenue charnelle, que mon corps n’obéissait plus à ma tête,
j’étais fatiguée, fatiguée, je voulais juste tes bras pour me blottir tout au creux bien au chaud, que tes mains douces voyagent encore, encore plus et encore plus loin, oui, viens, non, je ne veux plus, pas toi, PAS TOI,
alors je m’étais mise à te parler, à te parler, et toi en souriant tu avais laissé tomber l’argent sur la table pour régler le dîner, on était sortis et j’avais mal au ventre.
Dehors, quand tu m’as embrassée, vraiment, longtemps, profondément, le désir est revenu comme une mémoire quelque part très loin, comme un jouet trop cher,
envie
envie de
envie de toi,
non, pas toi,
le lendemain soir quand tu m’avais téléphoné, ta voix m’avait projetée directement sur cette scène, nous deux chez ton copain, avec lui dans cette chambre grise et tiède,
il avait commencé à me caresser mais j’étais séche et crispée, le ventre dur, tordu d’angoisse,
il était doux pourtant ton copain, pas aussi doux que toi mais quand même, délicat.
Je ne l’avais jamais vu avant, je ne l’ai jamais revu après, j’avais froid, mon mental tournait à cent à l’heure,
comment peut-on avoir envie et pas envie à la fois ? ....je fermais les yeux, j’écartais les cuisses, et toi tu me caressais les seins tout doucement, mon Dieu que tu étais doux ! Je crois que ce sont tes mains à toi qui m’ont aidée à me détendre mais ton copain, tout en continuant ses caresses, me parlait…et cette voix, oh cette voix au creux de mon oreille, je l’entends encore telle un bourdonnement de miel,
il me léchait le cou, plaquait son corps contre mon dos, sa verge presque rigide se frottait contre le bas de mes reins...
J’avais fermé les yeux et je m’étais mise à trembler, parce que j’en étais certaine maintenant, je ne pouvais pas faire l’amour avec toi, je ne pouvais pas faire l’amour avec mon ami..
Tu avais soulevé ma jupe, ôté mon slip, et je m’étais retournée, face à vous deux, et je m’étais agenouillée.
Et je vous avais sucés.
Tous les deux.
Lentement,
toi et ton beau cierge blanc
ton copain et son sceptre de roi nègre.
Mon cœur battait au rythme de mes coups de langue, et de mon ventre enfin jaillissait ce nectar humide et chaud qui fait la joie de mes amants. Jamais je n’avais éprouvé un tel plaisir, jamais. J’avais les yeux fermés et je vous suçais pour toute l’éternité. A cet instant, la peur m’avait quittée, mais quand ton copain m’a relevée et que je l’ai vu enfiler un préservatif, mes cuisses se sont mises à trembler. Quant il m’a poussée à genoux sur le lit, je tremblais encore. J’avais la jupe retroussée et le mental à l’envers.
Tu t’étais placé face à moi pour me pénétrer, ton sexe pointé vers le ciel comme une offrande magistrale, et je sentais en même temps le membre de ton copain, chaud, gonflé, sur mes globes de chair tendre. Je me suis mise à plat ventre pour t’éviter et ton copain s’était baissé pour me lécher le creux des reins, le sillon un peu plus bas…les battements de mon cœur faisaient dans mon crâne un tapage assourdissant. Je me propulsais, je me creusais, je me cambrais, je haletais. Ton copain m’ouvrait aux plaisirs de Sodome sans savoir qu‘il était le premier à le faire. Comme un long fleuve lent, des cris d’oiseaux hurleurs plein la tête, une séve brûlante s’évasait à l’intérieur de mes entrailles pour venir couler le long de ma grotte vaginale.
Brusquement, d’une seule poussée rectiligne, il s’est enfoncé.
Tu avais présenté ta barre de chair à ma bouche grande ouverte sur un cri de plaisir et je l’avais happée, engloutie au fond de ma gorge.
Et je te suçais au rythme affolant des martèlements du pieu abouté à mon ventre agité de convulsions.
Je ne connaissais pas la jouissance de se sentir monstrueusement pleine, les reins balancés au rythme des mouvements d’enfoncement de plus en plus ardents, j’aurais voulu crier, je ne pouvais pas, j’étais nouée et liée à cette démesure tapie sournoisement au fond de moi.
Et j’avais peur.
Brusquement, il y a eu un coup de tonnerre, et la pluie s’est mise à heurter la vitre entrouverte. Dans un rythme identique, le fracas de la pluie cognait sur les carreaux, mon ventre pompait la belle queue de ton copain et j’engloutissais la tienne bien au fond de ma gorge. J’avais l’impression d’être séparée de mon corps, que ma peau était en apesanteur.
Ton copain a joui le premier, très violemment, il a crié.
Ensuite toi, en silence, quittant mes lèvres assoiffées sans un mot.
.....Plus tard, tu m’as dit ....
" Vallis.......arrêtes de te poser toujours cent cinquante mille questions… Pourquoi tu culpabilises ? On était deux non ? Et même, si je me souviens bien, tu m’as rien demandé, …..c’est tout moi… bon d’accord tu n’as pas dit non.. Mais ne regrette rien.. Je ne regrette rien moi..ne cherche pas ce que j’aurais aimé que tu fis ou fasse…c’est dans la tête que je le prends mon plaisir le plus grand…..
ce qui se passe plus bas, ma foi ...çà n’a pas très grande importance.. "
10 janvier 2007
elle
elle
enroule mon anthélix frémissant
elle
goûte mon cou d’intrépides arguments
elle
titille un mamelon et ma peau s’électrise
elle
effleure un sein légère légèrement
elle
dévore le second goulûe goulûment
elle
explore mon nombril, puis tes mains me retournent
elle
lèche la peau fine sur la chute de mes reins
elle
déclenche sous ma peau une divine implosion
elle
m’affame en glissant un tout petit peu plus bas
elle
est suave et douce sur la peau de mes hanches
elle
voyage maintenant jusqu’au creux des genoux
elle
effleure la peau fine de mes veines poplitées
elle
éveille dedans moi une humeur diabolique
elle
caresse ma cheville et puis l‘autre tour à tour
elle
revient à la source qui ne cesse de couler
elle
lui parle savamment son langage ferme et doux
elle
l' inspire et l'aspire et me tue d'un seul coup
© Vallisnéria
ela'na
Je travaillais encore. C’était à un moment où ma vie aurait pu se résumer à l’étendue de mon découvert. D’ailleurs, à cette époque, l’homme avec qui j’avais les relations les plus fréquentes était mon banquier. Heu, à vrai dire, mon banquier jl’ai jamais vu. Donc, l’homme avec qui j’avais les relations les plus fréquentes était la secrétaire de mon banquier.
Je rentrais chez moi, un jour de grève SNCF. Les wagons si bourrés qu’on se demande comment les gens arrivent à se tenir dedans. Tous collés sur moi je ne pouvais plus bouger, j’avais l’impression que j’allais être étouffée, que j’allais mourir peut-être ? Et dans ces moments là je pense toujours à ceux qui dans les trains partaient pour les camps de concentration. Alors, pour ne pas avoir mal, pour ne pas avoir peur, j’ai mis le casque contre mes oreilles, j’ai fermé les yeux, et la musique a coulé dans mes veines, lentement, doucement, y avait du soleil dehors et mes paupières étaient rouges.
Le matin où j‘étais venue te retrouver à la station Odéon j‘avais les paupières rouges aussi, c‘est peut-être pour çà que les images sont venues, je les voyais l’une après l’autre, comme dans un film, et au fur et à mesure je devenais toute molle,
ta langue lèche l’intérieur de mes lèvres, puis le bout de ma langue, à cette image une vague de chaleur monte dans mon ventre, la même que celle que j’avais ressentie à cet instant précis. J’avais joui d’un seul coup la bouche dans la tienne, mon vagin contracté tout autour de ton sexe..
La seconde, tu me retiens par la nuque pour m’empêcher de bouger. Tu me lèches l’intérieur de la bouche comme si tu me buvais. Avant toi je ne savais pas ce que c’était qu’un baiser. Ta langue enroulait la mienne sans aucune pudeur, repartait dans tous les sens à l’intérieur de ma bouche. J’adore çà. Tu respirais fort, çà m’excitait tellement !! A l’aide d’une de tes mains tu me faisais aller et venir sur ton sexe, j’éprouvais un plaisir inouï, j‘étais parcourue de spasmes et à chaque fois je criais. Ce qui coulait de l’intérieur de mon vagin semblait intarissable. Avant toi je ne savais pas que jouir, c’était être liquide à ce point.
Tu avais une de ces façons d’entrer en moi d’un seul coup.Profondément. Çà me rendait folle. Ma bouche s’ouvrait pour aspirer l’air. Je ne savais plus qui possédait l’autre. J’avais l’impression de me dissoudre dans mon propre plaisir, j’entendais des cris, et c’est seulement lorsque tu as dit ces mots que je ne comprenais pas que j‘ai réalisé que c‘était moi qui criais.
Na’am ! ela’na, ela’na !
Le train s’est arrêté
Ela’na !
Na’am!
Je ne sais toujours pas ce que çà veut dire ..
09 janvier 2007
jme rappelle
quelque chose de chaud, dedans, tout au milieu de moi quelque chose qui gonfle, qui me remplit, est-ce toi ? est-ce l’odeur musquée de ton eau de toilette? est-ce celle de l’encens qui fume tout doucement ? est-ce la voix de Clapton et son « River of tears » ? je me rappelle, mes mains se sont mises à trembler la nuit était tombée la bougie s’est éteinte
j’ai peur j’ai froid je me mets à frissonner
tu es tout près de moi envie de te toucher
mais je ne bouge pas je ne peux plus respirer
et lorsque ta main s’est posée sur ma cuisse
mon corps n’a plus compris ce que disait ma tête
tes doigts sont remontés comme une traînée d’étoiles
tes mains sur mon ventre çà m’a coupé le souffle
laisse les sur ma peau ne les décolle jamais
je me rappelle cette blessure cette joie inaltérable
quand j’ai glissé sur toi tu t’es glissé en moi
je me rappelle des frissons tout le long de mes bras
et dans mon ventre toute cette effervescence
ces bulles qui explosent dans un pétillement
je me rappelle de tes mouvements entre mes hanches
de tous tes mots en -che bouche touche cherche
je me rappelle de ce moment où sans déchirement
ton corps est là en moi il n’y a pas d’autre choix
je peux enfin, enfin me demeurer fidèle
ton corps est là en moi le reste n’existe pas
je vais mourir c’est sûr je n’y survivrai pas
08 janvier 2007
vite
J’ai flashé quand tu m’as dit que tu roulais très vite la vitesse m’a toujours grisée……..j’adorerais une fois, rien qu’une fois, monter dans une voiture de course. Mourir de vitesse ou mourir d’intensité, c’est pareil. Je n’arrête pas de mourir ces jours-ci, c’est épuisant. Tout tout de suite, c’est si facile .. Je sens, je fais et après je réfléchis. Avec toi çà ne marche pas comme çà. Faut se poser des questions. Rire pleurer, pleurer rire, je n’en peux plus arrête Les mots n’ont plus vraiment d’importance et je vais modifier les règles de ton jeu je crois. Je ne te cherche plus, je suis fatiguée, je voudrais juste tes bras pour me blottir tout au creux bien au chaud, que tes mains chaudes voyagent encore, encore plus et encore plus loin Écoutes le vent qui souffle les plaintes qu’il porte sont celles du vide de toi Tu voulais savoir pourquoi tout à l’heure mes yeux étaient noirs et tout petits c’est la colère la colère contre toi je t’en veux de n’être pas là j’ai faim de toi où es-tu ? Les yeux étonnés c’est quand tes lèvres bavardes me goûtent La honte c’est quand je redeviens charnelle et que mon corps n’obéit plus à ma tête J‘ai une sainte horreur de çà J’ai tellement tellement aimé glisser mes doigts sur ton ventre.. dur... chaud....... je vais sûrement mourir mais c’est la dernière fois Et tu parlais d’instants rares ! Inoubliables !! tous les jours j’en accumule de nouveaux .. à tout instant à tout moment quel délice de se rappeler…… Tout me manque toi ta chaleur tes lèvres ton corps c’est presque invivable et à la fois tellement merveilleux.. Je suis dans un état inimaginable qui prend la forme de toi ..
04 janvier 2007
fugace..
Fugace cette langue dans ma bouche. Dommage qu’on ne puisse être pénétrée en plein milieu d’une gare. Ya une boule liquide qui m’est descendue au moment où tu es parti. Mes yeux ont traîné sur ton visage et maintenant je le connais presque. Il y aura un moment où mon âme saura le dessiner. J’ai aussi écouté tes mains, tu dis que je suis nerveuse mais toi tu l’étais aussi derrière tes sourires impassibles de clown triste. Souvent, j’ai envie de hurler, je veux dire de courir très vite et très loin sous une pluie violente. Comme si la pluie allait noyer tes yeux clairs que le silence ne dérange même pas. Souvent j’ai envie de te voir, et j’attends ton regard comme une gourmandise, et à chaque fois, ces sensations violentes qui s’enlacent au creux de mes reins. Je les oublie quand je te vois. Je me mets à te parler, à t’écouter et sur le moment j’ai pas envie que çà s’arrête. Mes mots te caressent et tu tombes amoureux de ce désir que j’ai de toi. Tu me fais me surpasser quand j’ai envie de te toucher, tu me fais mourir quand tu me touches, tu me fais te lancer des défis Ce soir ce sont des mots au gingembre que je te donne parce que je suis restée un moment avec mes doigts qui criaient après ta peau absente Maintenant la mer est venue mourir sur la berge et je me suis éloignée de ton corps Tout à l’heure quand tu m’as téléphoné, çà m’a projetée directement sur ton regard, j’ai eu envie de t’embrasser vraiment, longtemps, profondément, une envie comme une mémoire de désir quelque part très loin, comme un jouet trop cher Une envie Une envie de Une envie de toi Catapulté sur ma chair douce Comme une bombe au napalm qui la brûle
02 janvier 2007
broken links
Certain parmi mes proches se vante de ne jamais oublier.
Le mal qu’on lui fait.
Quand je l’ai connu, dans son casier ‘ne jamais oublier’ il y avait déjà quelques pierres.
Depuis, il en a rajouté une , puis une autre, puis encore une, de plus en plus grosses les pierres, de plus en plus lourdes, je sais pas si c‘est un effet exponentiel mais bref, le sac devient de plus en plus encombrant et sur son coeur c’est de plus en plus pesant.
Au fur et à mesure que les années passent, je le vois donc se ratatiner, avec son sac de pierres sur le dos.
Les pierres en question, elles se sont adressées à moi,
« tu nous enverrais bien une photo de son fils, on ne l’a pas connu, son fils non plus ne nous connaît pas, c’était il y a si longtemps »
J’ai envoyé la photo, oui mais,
ce qui est passé ne revient pas
Les pierres en question, elles sont revenues à la charge
« tu voudrais pas nous servir d’intermédiaire ? Regarde, on est devenues toutes petites toutes mignonnes, c’est vrai que nous avons été d’affreux cailloux, oui mais c’était ya si longtemps «
J’ai bien essayé, seulement ..
IL OUBLIE PAS.







